Inauguration de l’allée Aurore Frasson-Marin
Hommage
ME 15 OCT
Thierry Repentin, Maire de Chambéry, Jean-Pierre Casazza, adjoint au maire chargé de la culture, et de l’éducation populaire, Sophie Bourgade, adjointe au maire chargée de la Ville inclusive, de la lutte contre les discriminations et de l’égal accès au service public
Pauline Çaylak, présidente de Malraux scène nationale Chambéry Savoie, ont la plaisir de vous convier à l’inauguration de l’allée Aurore Frasson-Marin, figure emblématique de la vie culturelle et citoyenne chambérienne, présidente de la Maison de la Culture, adjointe au maire, universitaire, devant l’entrée principale de Malraux scène nationale Chambéry Savoie, Carré Curial.
Cet hommage sera suivi d’une performance artistique et d’un verre de l’amitié, dans le hall de Malraux et sur la scène ouverte.
En présence de son époux, Claude Frasson-Marin.
Performance artistique
Pour rendre hommage à Aurore Frasson-Marin, la Compagnie Choryphée a choisi La méditation de Thaïs de Jules Massenet.
Ce solo dansé a été conçu pour Aurore Frasson-Marin en 2024. Elle avait pu apprécier, entourée de quelques uns de ses proches, l’interprétation du danseur Maxime Primat.
Cette version rassemble symboliquement deux artistes chambériens qu’Aurore Frasson-Marin a bien connus et soutenus : Renaud Capuçon pour la version musicale enregistrée et Matthieu Barrucand pour le concept et la chorégraphie.
Universitaire, militante culturelle, adjointe au maire de Chambéry en charge de la culture à deux reprises : l’héritage d’Aurore Frasson-Marin est immense.
« Le décès d’Aurore Frasson-Marin est une nouvelle douloureuse pourChambéry qui perd aujourd’hui une femme illustre à qui nous devons tant.
Aurore Frasson-Marin naît en 1938. Elle mène de front deux emplois d’institutrice et de surveillante en parallèle de ses brillantes études qui la conduiront à être nommée professeur des universités en 1985 puis professeur émérite en 1999.
Directrice du département d’Italien de l’Université de Savoie, elle contribue notamment à la création d’un diplôme commun avec l’Italie, préfiguration du programme ERASMUS. Spécialiste reconnue de l’écrivain et philosophe Italo Calvino, elle publie deux ouvrages qui lui sont consacrés.
Aurore Frasson-Marin est aussi une infatigable militante culturelle.
Membre-fondatrice dès 1964 de l’Association pour la Maison de la Culture, elle défend avec la ténacité qui est la sienne ce projet qui, malgré de farouches oppositions, verra finalement le jour en 1987 avec l’inauguration de l’espace Malraux.
Aurore Frasson-Marin décide en 1989 de franchir une nouvelle étape dans son engagement en rejoignant la liste municipale de Louis Besson.
Élue, elle est naturellement nommée adjointe en charge de la culture, une fonction qu’elle occupera de nouveau pour un second mandat en 2001.
Durant ces 12 ans verront le jour de nombreux équipements qui structurent aujourd’hui la vie culturelle de notre Cité. Parmi lesquels :
- La galerie Eurêka, une galerie technique et scientifique qui figure aujourd’hui parmi les premiers espaces d’exposition du département en matière de fréquentation ;
- La Médiathèque Jean-Jacques Rousseau qui voit le jour dans les étages de l’emblématique bâtiment d’Aurélio Galfetti ;
- La bibliothèque George Brassens, un lieu dédié à la lecture publique en plein coeur d’un quartier prioritaire au titre de la politique de la ville ;
- La Cité des Arts, un lieu unique et emblématique qui réunit les formations en arts plastiques, arts dramatiques et musiques ;
- Enfin, la modernisation rapide et ambitieuse des équipements culturels chambériens permettra à Aurore Frasson-Marin d’initier une restructuration du Musée des Beaux-Arts qui retrouve alors sa vocation initiale.
Aurore Frasson-Marin était une adjointe bâtisseuse, mais elle était aussi très attachée au dynamisme et à la démocratisation culturelle de sa ville.
Les Chambériennes et les Chambériens de tous les âges bénéficient encore aujourd’hui de son héritage.
Femme de dialogue, de conviction et d’action, Aurore Frasson-Marin a marqué sa ville comme les relations franco-italienne. Femme libre, elle incarne une figure intellectuelle qui a su endosser des responsabilités
publiques locales exigeantes.
J’adresse à sa famille, à ses amis, à toutes celles et ceux qui auront été marqués par son empreinte, l’expression de ma grande tristesse et de ma profonde reconnaissance. »
Thierry Repentin, Maire de Chambéry.