Ce qui nous reste

Les Harmoniques du Néon

musique

danse

13 ans +

0:50

16 / 10 / 8 – 15 ans 12 carte malraux

MA 24 MARS 20:00

ME 25 MARS 20:00

espace malraux

studio

Les Harmoniques du Néon poursuivent leur exploration de la radio. Elles invitent la chorégraphe Marie Cambois et la violoniste Carla Pallone à les rejoindre sur les ondes. Ensemble, elles sculptent l’espace avec des transistors vivants, des voix, des violons, et des feedbacks imprévus. Tout devient matière pour une chorégraphie « inouïe ». Larsens, souffles, échos résonnent au sein d’un orchestre mouvant où se croisent mélodies pop et éclats électromagnétiques. Les corps vibrent et transforment les sons, chaque vibration libère une histoire. Peu à peu, les radios rentrent en conversation. Elles évoquent la mémoire et les souvenirs qui s’échappent dès qu’on tente de les saisir. Le temps se trouble. Par leurs voix et leurs présences, elles nous invitent à penser les plis de l’absence.

L’appétit que Les Harmoniques du Néon nourrissent pour le monde radiophonique s’incarne, entre autres, dans l’objet même de la radio.

Par ailleurs, la radio est un territoire à la fois sensible et géographique avec son spectre borné entre 87,5 et 108 MHz. Elle est encore aujourd’hui une terre d’asile pour des pensées contrevenantes (l’on pense aux radios libres, interdites, pourchassées, brouillées mais aussi aux nouvelles radios qui émergent dans des contextes de luttes locales) ; un canal de communication gratuit ; un espace de frottement, d’aléatoire et de coexistence.

 

Ce qui fascine particulièrement Les Harmoniques du Néon quant à l’usage musical qu’elles font de la radio ce sont les infinis variations sonores qu’elles ouvrent : chacune a sa façon de restituer le son (grains, timbres, hauteurs modulent en fonction des hauts-parleurs qu’elles contiennent) et la réponse aux émetteurs FM – facilement déstabilisés – est là aussi singulière. À la manière d’un corps ou d’un instrument qui ne peut être parfaitement maîtrisé, le son émis par une radio est lui aussi « vivant ». C’est une matière imprévisible, en mouvement qui surprend, frotte, parfois dérape et qui peut devenir matière musicale à son tour, à l’inverse de la Radio Numérique Terrestre qui tend à lisser notre environnement sonore par la propreté du signal et le mirage d’une production sans limite – qui ouvre autant qu’il réduit par l’infini qu’il propose.

 

Les Harmoniques du Néon célèbrent avec la bande FM une technologie riche de ses imperfections, vivante et porteuse d’imaginaire.

Coproduction

Création

Marie Cambois, Carla Pallone, Anne-Laure Pigache, Anne-Julie Rollet composition musicale et chorégraphique, interprétation

Étienne Démoulin réalisateur en informatique musicale 

Mathias Forge aide à l’écriture  

Christophe Cardoen création lumière 

Alexis Derouet régie son 

Amandine Banal, Capucine Jaussaud administration, production, diffusion 

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Production : Les Harmoniques du Néon

Coproductions & accueils en résidence : Malraux scène nationale Chambéry Savoie ; ici l’Onde – CNCM de Dijon ; Césaré – CNCM de Reims ; 3 bis f – Centre d’arts contemporains ; Le Vélo-Théâtre, Apt ; GRAME – CNCM de Lyon

Soutiens : DRAC Auvergne-Rhône-Alpes ; Région Auvergne-Rhône Alpes dans le cadre de l’aide à la recherche ; Département de l’Isère ; Ville de Grenoble ; Maison de la Musique Contemporaine

Note d’intention

«Sans doute l’absence a partie liée avec la présence, comme un état parmi d’autres, provisoire et exceptionnel (ou qui devrait l’être), de la présence ».

Ryoko Sekiguchi, La Voix sombre, P.O.L, 2015

 

Dans Ce qui nous reste Les Harmoniques du Néon invitent la danseuse et chorégraphe Marie Cambois et la violoniste et compositrice Carla Pallone à s’emparer de leur orchestre de radios autour de cette interrogation : comment habite-t-on l’absence ? Ensemble, elles composent et improvisent avec cet espace radiophonique qui contient de multiples strates sonores plus ou moins cachées et imperceptibles. Les champs électromagnétiques sont bousculés par la présence des corps. Larsens, souffles, échos résonnent au sein d’un orchestre mouvant où se croisent mélodies pop et éclats électromagnétiques. Les corps vibrent et transforment les sons, chaque vibration libère une histoire. Peu à peu, les radios rentrent en conversation. Elles évoquent la mémoire et les souvenirs qui s’échappent dès qu’on tente de les saisir. Le temps se trouble. Par leurs voix et leurs présences, elles nous invitent à penser les plis de l’absence. 

 

 

La radio comme corps sonore

L’appétit que Les Harmoniques du Néon nourrissent pour le monde radiophonique s’incarne, entre autres, dans l’objet même de la radio. Par ailleurs, la radio est un territoire à la fois sensible et géographique avec son spectre borné entre 87,5 et 108 MHz. Elle est encore aujourd’hui une terre d’asile pour des pensées contrevenantes (l’on pense aux radios libres, interdites, pourchassées, brouillées mais aussi aux nouvelles radios qui émergent dans des contextes de luttes locales) ; un canal de communication gratuit ; un espace de frottement, d’aléatoire et de coexistence. Ce qui fascine particulièrement Les Harmoniques du Néon quant à l’usage musical qu’elles font de la radio ce sont les infinis variations sonores qu’elles ouvrent : chacune a sa façon de restituer le son (grains, timbres, hauteurs modulent en fonction des hauts-parleurs qu’elles contiennent) et la réponse aux émetteurs FM – facilement déstabilisés – est là aussi singulière. À la manière d’un corps ou d’un instrument qui ne peut être parfaitement maîtrisé, le son émis par une radio est lui aussi « vivant ». C’est une matière imprévisible, en mouvement qui surprend, frotte, parfois dérape et qui peut devenir matière musicale à son tour, à l’inverse de la Radio Numérique Terrestre qui tend à lisser notre environnement sonore par la propreté du signal et le mirage d’une production sans limite – qui ouvre autant qu’il réduit par l’infini qu’il propose. Les Harmoniques du Néon célèbrent avec la bande FM une technologie riche de ses imperfections, vivante et porteuse d’imaginaire.

Les artistes

Anne-Julie Rollet et Anne-Laure Pigache forment les Harmoniques du Néon. Ensemble, elles créent des œuvres de musique électroacoustique et de poésie sonore considérant la parole comme lieu d’interaction entre l’intime et le social, le langage comme évènement sonore et musical. Elles sont artistes associées à Malraux scène nationale depuis 2024 et sont déjà venues avec plusieurs de leur créations : Écouter l’ombre, Le Bord de la Bande, Vitrine, ou encore pour animer une soirée autour de leur jeu de société inspiré du spectacle homonyme Le Flou sur la langue. Pour ce nouveau spectacle, elles invitent deux artistes à les rejoindre : Marie Cambois et Carla Pallone.

 

Anne-Julie Rollet musicienne électro-acoustique

Anne-Julie Rollet s’intéresse particulièrement aux sonorités radiophoniques et à la voix des autres qu’elle explore entre autres, à l’aide d’un émetteur et de plusieurs postes radios. Son dispositif de jeu mêle outils analogiques et numériques, microphones, ordinateur, objets hétéroclites et divers hauts-parleurs. 

 

Anne-Laure Pigache vocaliste, performeuse

Anne-Laure Pigache s’intéresse à l’état d’improvisation et à la qualité de présence que cet état donne aux performeurs. Vocaliste, elle explore plus particulièrement la musicalité du langage. Elle considère le langage comme évènement sonore et s’intéresse aux typologies du parlé et à leur potentiel choral et musical. 

 

Marie Cambois chorégraphe, danseuse & comédienne

Marie Cambois apprécie les formes pluridisciplinaires où chacun agit avec son propre médium au sein d’une recherche commune, qu’elle soit improvisée ou composée. Son axe principal étant le rapport entre sa danse et la musique, elle collabore depuis plus de vingt ans avec de nombreux musicien·nes. Aujourd’hui, sa recherche chorégraphique se partage entre différents axes : le dialogue avec la lumière, la cohabitation de matières sensibles et du jeu théâtral.

 

Carla Pallone violoniste et compositrice

Violoniste et compositrice, Carla Pallone écrit tant pour le cinéma que pour les musiques actuelles ou le spectacle vivant. Elle crée avec Rebeka Warrior le groupe Mansfield.TYA. Le duo reçoit de nombreux prix et donne des centaines de concerts dans le monde. Depuis 2012, elle se produit également avec le trio aux esthétiques variées : VACΛRME.